| Biologiste marin, Eric Hussenot est venu finir ses études dans la ville de Brest et n’en est plus reparti. Il dirige aujourd’hui Océanopolis. |
Eric Hussenot : « Océanopolis, une vitrine pour la recherche » |
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Peu de gens pariaient sur le succès d’Océanopolis, créé il y a vingt ans. « Dès la première année, nous avons eu 500 000 visiteurs », s’amuse aujourd’hui Eric Hussenot. La démarche syncopée des manchots sur la banquise, les couleurs magiques des poissons tropicaux, la fragilité émouvante des hippocampes ont drainé un flot de touristes qui ne seraient sans doute jamais venus jusqu’ici. Mais les soirs de conférences scientifiques, ouvertes à tous, les Brestois se pressent en masse. « Notre objectif, c’est de raconter des histoires sur la mer et les mammifères marins », explique-t-il, se considérant comme « un passeur de plats pour les scientifiques ». Avec l'Ifremer, l'Institut polaire ou l'Institut européen de la mer, Brest concentre aujourd’hui 60 % de la recherche océanographique française. Dans un lieu qui s’appelle, cela ne s’invente pas, la pointe du Diable.
Le rendez-vous d'Eric Hussenot :
Eric Hussenot a une passion pour l'aber Benoît, ouvert sur la Manche et situé à 20 minutes au nord de Brest. Flux et reflux des marées, sternes et canards sauvages, chênes et pins avec les racines dans l’eau... C’est le matin du monde. En ville, il apprécie Dialogues, la surprenante librairie de Charles Kermarec, située square Monseigneur-Roull dans les arcades de la rue de Siam.