| D’origine britannique, Anne Smith a posé pendant vingt ans son chevalet sur le port industriel de Brest. Sous des ciels sombres et drus, elle a croqué les coques vertes des méthaniers et les gueules grises des ouvriers du chantier. |
Anne Smith : la croqueuse de méthaniers |
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Anne Smith ignorait tout de l’univers maritime. Elle s’est retrouvée par hasard à Brest avec une voiture en panne et pas de train en partance immédiate. « Je suis sortie de la gare sur cette passerelle qui domine le port, la rade, et j’ai reçu en pleine figure les volumes des bateaux, le ciel et la mer. »Ancienne élève des Beaux-Arts, Anne commence à peindre les méthaniers en réparation dans les formes de radoub. « J’ai tout de suite été bien accueillie, explique-t-elle. Les marins ont la solidarité des gens déplacés. » Elle a peint des centaines d’huiles. « C’est devenu toute ma vie, je suis loin d’avoir fini. »
Quant aux ouvriers du port industriel, elle fait définitivement partie de leur univers. A chaque fois que l’un des leurs part en retraite, les autres se cotisent pour lui offrir une toile de Anne Smith. Une partie de son œuvre brestoise est rassemblée dans Cargo, un beau livre de rêveries portuaires réalisé à quatre mains avec Hervé Hamon, éditions Le Seuil, 2005.
Les rendez-vous d'Anne Smith :
Comme toute Britannique, Anne Smith aime les jardins. Elle va souvent se promener au vallon du Stang-Alar, le long de la rivière qui sépare Brest de Guipavas. On y visite le Conservatoire botanique national, exclusivement consacré à la préservation des plantes menacées de disparition.
52, allée du Bot. Tél. : (0033) (0)2 98 02 46 00
Autre lieu de prédilection : le jardin des Explorateurs, rue de la Pointe, dans le quartier Recouvrance en face du château et de la rivière Penfeld. Anne apprécie aussi le café de la Plage, dans le quartier Saint-Martin, un des lieux de prédilection des musiciens brestois.
32, rue Massillon. Tél. : (0033) (0)2 98 80 22 75